Loi Fioraso : la démocratie au sein des campus mise à mal

Communiqué de presse – vendredi 6 décembre 2013

A la suite de la loi LRU de 2009 qui avait mobilisé le monde étudiant et qui plaçait les universités dans une instabilité financière et une « autonomie » proche de la privatisation, le gouvernement a décidé d’adopter en juillet 2013, la loi Fioraso qui s’inscrit dans la continuité et génère de fortes inquiétudes chez les étudiants, chercheurs et enseignants.

En effet, pour les universités, c’est un dangereux rapprochement avec les entreprises qui va s’opérer, car ces dernières pourront financer certaines formations ce qui poussera certaines études dites « non rentables » à disparaître telles que la sociologie ou la philosophie. En outre, cette loi obligera les universités à apporter aux entreprises les résultats de leurs recherches.

C’est ici une logique que Fac Verte Lyon dénonce dans le cadre d’une université. Par ailleurs, c’est un recul de la démocratie qui se met en place car bien qu’on donne aux facultés une autonomie au niveau financier, on les encadre bien plus en instaurant des « communautés d’universités », c’est-à-dire des regroupements d’établissements d’enseignement supérieur qui seront soumis à un établissement public.

Alors qu’une assemblée générale s’est achevée hier après-midi à l’université Lyon 2, cette loi semble faire écho à la période de crise que traverse la faculté en ce moment. Fac Verte Lyon souhaite ainsi s’inscrire dans le dialogue et invite toutes personnes intéressées à débattre sur les enjeux et les difficultés que soulèvent la loi Fioraso, le mercredi 18 décembre (lieu à définir).